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Il n’est malheureusement pas bon. A la clôture du 18 décembre, l’indice Stoxx Europe 600 baissait de plus de 10% dividendes inclus depuis le début de cette année. L’essentiel de cette baisse s’est réalisé entre octobre et décembre. A part le marché brésilien, aucun marché n’a de performance positive en devise locale. Même le marché américain est en baisse, alors qu’il était en très forte hausse cet été. Durant les trois derniers mois, il a baissé de plus de 11%, et le Nasdaq, qui concentre la plupart des valeurs technologiques, a baissé plus de 14% sur cette période.


Pourtant les bénéfices ont augmenté en 2018, environ 20% aux USA et à peu près 8% en Europe. C’est donc la valorisation des entreprises qui a sensiblement baissé. Ce sont à peu près 3 points de P/E (cours/bénéfice par action) qui ont disparu de part et d’autre de l’Atlantique. Pour le moment on prévoit encore une hausse des profits d’environ 8% en 2019.


Les marchés n’en tiendront compte et ne remonteront que si ces prévisions se réalisent et si celles de 2020 restent positives.


En effet la forte baisse des bourses ne peut se comprendre que par la crainte d’une récession prochaine aux USA. D’après un sondage, seuls 9% des investisseurs la pensent possible en 2019, mais beaucoup la croient probable en 2020. Les menaces d’un retour du protectionnisme aux USA et en Chine alimentent cette crainte.


Pour le moment, les statistiques américaines montrent une économie très solide, avec une croissance élevée, un chômage au plus bas et une inflation plutôt limitée. La Fed a de nouveau monté ses taux le 19 décembre au-delà de 2.25 % et elle a prévu de continuer en 2019 avec deux hausses supplémentaires. Les marchés ont interprété cette annonce de façon négative, mais ce sont les faits qui l’emporteront. Nous pensons que le pragmatisme devrait l’emporter chez les responsables de la banque centrale.


Dans ce cas, il n’est pas impossible qu’un rebond puisse avoir lieu à partir du niveau très dévalorisé de certains titres.


Il reste toutefois des difficultés sectorielles importantes : le secteur automobile a par exemple perdu un quart de sa valeur cette année. La transition vers la propulsion électrique est un enjeu extrêmement difficile qui engage des capitaux importants alors qu’il existe encore beaucoup d’incertitudes sur le succès de cette opération. Des problèmes ponctuels se sont ajoutés avec la mise en place de nouvelles normes et la baisse des ventes en Chine.


Le baril de pétrole brent a perdu près de 10% en 2018. Cela est sans doute dû aux craintes de ralentissement économique, mais l’ajustement entre offre et demande est également difficile alors que la production américaine progresse à nouveau.


Enfin le secteur bancaire ne parvient pas à se réveiller. Il baisse même de plus de 23% en Europe. Il est pénalisé par la faiblesse des taux d’intérêts, par des bilans devenus plus capitalisés, par l’inflation des normes et sans doute par la mauvaise gestion de certaines banques.


Dans ces circonstances, nous restons convaincus de l’intérêt à rester investis dans les sociétés les plus solides, qu’elles se situent dans la technologie, dans l’industrie ou dans la consommation. Avec une vision de moyen terme, elles pourront traverser les bonnes et les moins bonnes années.

 

 

Jean-Philippe Mollet

Directeur

Achevé de rédiger le 19 décembre 2018

Document d’information sans valeur contractuelle

Afin d’éviter une double imposition en 2019 (prélèvement à la source sur les revenus perçus en 2019 et imposition à l’impôt sur le revenu des revenus perçus en 2018), l’Administration fiscale a mis en place un certain nombre de mesures « anti-optimisation ». Une de ces mesures concerne les versements effectués sur un PERP (plan d’épargne retraite permettant de se constituer un complément de revenus pour la retraite sous forme de rente viagère ou éventuellement de capital).

Les versements effectués sur un PERP sont déductibles du revenu global imposable à l’impôt sur le revenu, sous conditions et dans une certaine limite (article 163 quatervicies du Code général des impôts). Cette limite est égale à 10% des revenus professionnels de l’année précédente, retenus avec un certain plafond. La déduction maximale possible pour 2018 est de 31 382 euros.

Afin d’éviter l’absence de versements sur les PERP en 2018, les versements effectués en 2019 ne seront déductibles du revenu imposable en 2019 qu’à hauteur de la moyenne des versements effectués en 2018 et en 2019, si les versements effectués en 2018 sont inférieurs à ceux effectués en 2017 et en 2019.

Par exemple, si un contribuable a versé 2 000 euros en 2017, 0 en 2018 et 2 000 euros en 2019, il ne pourra déduire que 1 000 euros de versements en 2019.
En revanche, si le contribuable a effectué en 2018 un versement au moins égal à celui de 2017, la mesure ne s’applique pas.

Par exemple, s’il a versé 2 000 euros en 2017, 2 000 euros en 2018 et 4 000 euros en 2019, il pourra déduire 4 000 euros en 2019.

Ainsi, afin de bénéficier de la pleine déduction des versements effectués en 2019, il convient d’effectuer cette année 2018 des versements sur le PERP au moins identiques à ceux effectués en 2017. Dans l’hypothèse inverse, en l’absence de versements en 2018, les versements éventuellement effectués en 2019 ne seraient déductibles du revenu imposable qu’à hauteur de 50%. Par ailleurs, la mesure « anti-optimisation » ne s’appliquera pas aux primo-cotisants en 2018 ou en 2019 (i. e. l’ouverture d’un PERP en 2018 ou en 2019 permettra de déduire l’intégralité des versements effectués en 2019).

 

Blanche de Labarre

Ingénierie Patrimoniale

  

Achevé de rédiger le 29 novembre 2018

Document d’information sans valeur contractuelle

 

 

 

Au début du mois de septembre, les journaux annonçaient que la valeur de la société Apple avait dépassé le seuil de 1 000 milliards de dollars. Après avoir même atteint 1 100 milliards, elle ne vaut plus aujourd’hui que 839 milliards, soit presque 260 milliards de dollars envolés et plus de 20% de baisse en quelques semaines.


Si l’on met de côté les raisons spécifiques à cette société, ce mouvement illustre très bien la forte baisse des marchés américains en octobre et en novembre.


A posteriori, on trouve de très nombreuses explications :


D’autres marchés avaient anticipé cette tendance négative, notamment les marchés émergents et en particulier le marché chinois. Ceux-ci baissaient déjà de plus de 20% depuis le début de l’année. Peut-on dire qu’ils anticipaient les marchés des pays développés ? Si l’on cherche un point commun, ce sont les difficultés du commerce international dues à la hausse des tarifs douaniers. En Europe, le marché le plus difficile est cette année le marché allemand qui souffre aussi de sa dépendance aux exportations.


La très bonne orientation de l’économie américaine que l’on peut constater à travers les excellentes statistiques de l’emploi fait craindre à beaucoup que l’on approche d’un état de surchauffe et que la Fed soit contrainte de remonter ses taux exagérément, provoquant une forte réaction négative pouvant ensuite conduire à une récession fin 2019 ou en 2020.


Les marchés européens ont comme d’habitude suivi les évènements boursiers américains quand ils sont négatifs. C’est hélas moins vrai dans le sens inverse. Mais il faut dire que l’état de notre continent ne prête pas à se réjouir. La croissance continue de ralentir presque partout, notamment en Allemagne et en Italie. Et les problèmes politiques semblent inextricables. Le Brexit risque de se terminer sans accord et les italiens ne semblent pas vouloir trouver un accord avec les Etats de la zone euro sur leur déficit budgétaire.


Nous espérions que les résultats des entreprises permettraient de retrouver un peu d’optimisme. Il n’en a pas été ainsi. Les bons résultats, qui sont de loin les plus nombreux, ont été peu salués en raison de l’atmosphère pesante de la bourse, et les déceptions notables ont été sanctionnées, souvent de façon très forte, surtout quand elles concernaient des valeurs de taille moyenne.


Même s’il est impossible d’anticiper une quelconque amélioration, et encore moins son « timing », nous avons noté que plusieurs observateurs parmi les plus lucides anticipaient une amélioration en fin d’année. Les analyses techniques semblent montrer que la bourse américaine a atteint un seuil pouvant peut-être permettre un rebond dans les prochains jours.


Enfin les responsables d’une banque étrangère que nous suivons nous ont récemment brossé un tableau qui fait fi du pessimisme ambiant : peu de risque de récession américaine en 2019, croissance faible mais non remise en cause en Europe, entreprises capables d’améliorer leurs marges et rendement du dividende supérieur à 4% pour les actions européennes, comparé aux taux très faibles des obligations : le pire n’est donc pas certain en 2019.

Jean-Philippe Mollet

Directeur

Achevé de rédiger le 21 novembre 2018

Document d’information sans valeur contractuelle

 

 

 

 

  • De sa validité juridique…

La clause bénéficiaire standard permet au(x) bénéficiaire(s) de premier rang d’accepter ou non le capital sans possibilité de fractionner son acceptation. Le bénéficiaire a donc le choix entre TOUT ou RIEN.

La clause bénéficiaire à options permet d’aller au-delà en autorisant le bénéficiaire, le plus souvent le conjoint survivant, à choisir de n’accepter qu’une part du capital payable par l’assureur au décès de l’assuré ; la part non acceptée revenant au bénéficiaire de second rang désigné par l’assuré.

Dans ce contexte, une confirmation avait été demandée au gouvernement par Monsieur le sénateur Malhuret au sujet des droits de succession applicables dans l’hypothèse d’une renonciation totale ou partielle du bénéfice d’un contrat d’assurance-vie souscrit par une personne de plus de 70 ans (application de l’article 757 B du CGI). La réponse (Rép. Min. n°18026 à M. Malhuret : JO Sénat Q 22 sept. 2016, p. 4058) précise que pour les contrats relevant des droits de succession, le barème applicable est celui du degré de parenté existant entre le bénéficiaire et l’assuré quel que soit le rang du bénéficiaire dans l’hypothèse où, en cas de renonciation totale ou partielle du premier bénéficiaire, le contrat d’assurance vie prévoit un ou plusieurs bénéficiaires successifs. La réponse est transposable aux contrats relevant du prélèvement spécifique de l’article 990-I du CGI (contrat souscrit avant 70 ans).

Par sa réponse, le gouvernement met fin aux réticences de la part des assureurs concernant la clause bénéficiaire à options et confirme qu’il n’y a pas de donation indirecte taxable entre le bénéficiaire de second rang et celui de premier rang.

 

  • A son application pratique

La clause bénéficiaire à option permet donc d’adapter la transmission aux besoins effectifs de chacun des bénéficiaires au moment du dénouement du contrat. Cette clause offre de nouvelles perspectives d’optimisation de la transmission tout en permettant d’adapter celle-ci aux besoins effectifs de chacun des bénéficiaires.


La clause bénéficiaire à options se rapproche des mécanismes de protection du conjoint survivant comme la clause de préciput (C. civ., 1094-1, al. 1er) ou le cantonnement (C. civ., art. 1002-1 et 1094-1, al. 2), c’est donc un outils supplémentaire de protection du conjoint survivant. Mais c’est également un outil sans frottement fiscal de transmission transgénérationnelle (conjoint survivant en bénéficiaire de 1er ordre renonçant totalement ou partiellement et ses enfants en bénéficiaires de second ordre). Chacun des bénéficiaires de 1er ou 2nd ordre recevant ses droits de l’assuré.

Cet outil de transmission reste à manier avec précaution car son efficacité civile et fiscale dépend de la précision de sa rédaction. Sa rédaction avec un conseil est fortement recommandée et sa validation en amont par la compagnie d’assurance est une précaution nécessaire.

Marie de Monts

Ingénierie Patrimoniale

  

Achevé de rédiger le 29 octobre 2018

Document d’information sans valeur contractuelle