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Ce premier semestre 2019 se termine très bien, après la respiration du mois de mai. Les performances des marchés d’actions et même d’obligations sont bonnes. Le risque a payé et plus on en prenait, mieux on était récompensé. Mais même en le mesurant, les portefeuilles ont bien progressé ! Toutes les performances ne sont pas égales. Certains choix malheureux ont pu conduire certains fonds à constater des manques à gagner, mais les pertes ont été très rares.


Nous ne regrettons pas notre choix initial de privilégier la qualité des entreprises, la force des modèles de management et la capacité d’innovation. A ce jour, nos fonds connaissent des résultats corrects, notamment par comparaison avec les indices. Certaines valeurs ont connu de très fortes progressions dans les secteurs très défensifs. La plus emblématique est peut-être Nestlé dont le cours progresse de plus de 25% cette année alors que l’alimentation est particulièrement peu cyclique.


Pourtant les paradoxes sont étonnants et parfois même choquants :


Jamais on ne nous avait annoncé aussi souvent que la crise devait nécessairement arriver et que les marchés subiraient alors une forte correction. D’ailleurs, les retraits se sont amplifiés sur tous les fonds d’actions fin 2018 et au cours des derniers mois. « Cash is king » nous répète-t-on partout et plus les taux baissent, plus il faut payer pour prêter, plus les investisseurs se précipitent pour investir dans des obligations dont le rendement est nul ou négatif, contents de savoir qu’il récupéreront la plus grande partie de leur capital, même si celui-ci est un peu amputé.


Les taux baissent en effet. 12 000 milliards d’euros seraient investis dans des obligations à taux négatifs sur la planète ! Les taux américains ne sont pas négatifs, mais les treasuries à 10 ans sont passées de 2.68% au 31 décembre 2018 à 2% ce jour, et le Président de la Fed annonce qu’il pourrait entamer le mois prochain une baisse des taux d’intérêt des taux administrés, la première depuis 10 ans. Pourtant l’économie américaine se porte très bien. Elle est au plein emploi, et il est même parfois difficile de trouver de la main d’œuvre disponible.


Mais le Président des Etats-Unis veut à la fois assurer sa réélection en 2020, alors le cycle américain entame sa onzième année consécutive de croissance. Il veut aussi améliorer les termes des échanges commerciaux de son pays avec tous les autres pays. Et c’est là que le bât blesse. La hausse des droits de douane entraîne des conséquences négatives sur les secteurs manufacturiers, provoquant une baisse des indicateurs avancés, ce qui peut laisser supposer que la situation pourrait se détériorer dans le monde. Les indicateurs de consommation sont encore très favorables partout. Peuvent-ils être entraînés vers le bas ?


Un paradoxe qui semble structurel est aussi remarquable : le chômage baisse partout, même en France ! Pourtant on ne constate presque nulle part de remontée de l’inflation salariale. Les explications données sont nombreuses : faiblesse des syndicats, nouvelles technologies, amélioration de la productivité, démographie, etc… Cette tendance n’est pas nouvelle, mais la faiblesse de l’inflation inquiète car la déflation n’est jamais loin !


Pour le moment, nous ne pouvons que constater que les marchés d’actions semblent anticiper des bénéfices en hausse alors que les marchés d’obligations semblent prévoir un ralentissement de la croissance. Difficile de prédire la fin de l’histoire, mais cela nous incite à toujours privilégier les entreprises les plus solides, capables de résister à d’éventuels vents contraires.

 

Jean-Philippe Mollet

Directeur

Achevé de rédiger le 21 juin 2019

Document d’information sans valeur contractuelle

 

 

 


 

Modification à partir du 1er juin 2019 des indices de référence de :
Oudart Midcap Europe
Oudart Europe

Nous avons décidé de modifier les indices de référence de ces deux fonds européens pour plusieurs raisons :
D’une part, le Brexit, en cours d’implémentation difficile, va sans doute éloigner un peu plus l’économie britannique de celles des différents pays du continent européen.

D’autre part, nous avons constaté que dans le passé, nos fonds n’avaient jamais investi à hauteur de la pondération très importante de ce marché dans les indices européens (plus de 30% par exemple dans l’indice Stoxx 50).

Nous avons donc préféré concentrer nos efforts et nos recherches sur tous les marchés de la zone Euro, de l’Union Européenne et du continent européen, y compris la Suisse et la Norvège. Cela n’empêche toutefois pas d’investir une part limitée de nos actifs dans quelques sociétés britanniques sélectionnées pour leur qualité.

A partir du 1er juin,

- Oudart Midcap Europe aura comme indice le STOXX Europe ex UK Mid (dividendes réinvestis) qui comprend environ 150 sociétés de petites et moyennes capitalisations en Europe, en excluant le Royaume-Uni.
- Oudart Europe aura le STOXX Europe Large ex UK (dividendes réinvestis) avec un même univers géographique mais pour les sociétés européennes de large capitalisation.

 

 

 

Comme il fallait s’y attendre, les marchés ont atteint un plus haut il y a environ un mois, à peu près à la date de notre précédente note. Ils ont ensuite entamé une consolidation jusqu’au 13 mai, suivie d’une petite reprise. Pour le moment, il n’y a rien de grave. Les performances sont toujours très positives depuis le début de l’année sur l’ensemble des marchés et on peut considérer ce mouvement comme une respiration bien méritée.

« Sell in may » avaient rappelé fin avril un certain nombre de stratégistes. Et en effet, à peine ce mois était-il entamé que Donald Trump renouait avec sa brutalité coutumière dans ses négociations internationales. Le sujet des discussions avec la Chine sur les droits de douane s’y prêtait à merveille. Et l’annonce d’une hausse de ces droits sur un grand nombre de produits chinois importés aux USA a été un détonateur efficace.

Le 1er mai, une banque centrale était en activité, la Fed américaine. Son chairman, Mr Powell, a tenu une conférence de presse après une réunion de son comité et en a profité pour montrer une certaine réticence à envisager une baisse des taux que beaucoup espéraient avant la fin de l’année. Les marchés ont aussitôt pu en tenir compte et exiger une hausse des primes de risque sur les actifs à risque. Pourtant les contrats à terme indiquent toujours que les investisseurs s’y attendent dans une proportion de 70%.

La période est clairement instable. Cela peut créer des opportunités, mais il convient de conserver un certain sang-froid et une bonne dose de prudence. Les discussions entre la Chine et les USA dépassent le strict enjeu des négociations sur les droits de douane et posent la question du leadership technologique entre le pays qui monte inexorablement et celui qui reste à ce jour le n°1. On le voit ces derniers temps avec le sujet de la société d’équipements télécoms chinoise HUAWEI que les américains accusent de pratiquer l’espionnage.

La saison des résultats du 1er trimestre s’est terminée sans catastrophe et notre sentiment est plutôt positif. Il faut notamment remarquer qu’un grand nombre de sociétés de notre univers a profité de taux de change assez favorables. Si les analystes ont continué de réviser à la baisse leurs prévisions de résultats pour l’ensemble de l’année aux environ de 5%, nous avons plutôt constaté une grande résilience des grandes valeurs européennes de qualité. Ce sont toujours celles-là que nous recommandons de détenir dans les portefeuilles.

 

Jean-Philippe Mollet

Directeur

Achevé de rédiger le 21 mai 2019

Document d’information sans valeur contractuelle

 

 

 

L’administration reste vigilante sur les critères qui définissent la résidence principale lorsqu’il s’agit de l’application de l’article 150-U-II-1° du Code général des impôts pour l’exonération de l’impôt sur la plus-value en cas de la vente.

Plusieurs décisions récentes des juridictions administratives viennent nous éclairer sur la notion de résidence principale et sur la notion de faisceaux d’indices pris en compte pour pouvoir bénéficier ou non de l’exonération de paiement de la plus-value immobilière.

Dans le premier arrêt, la Cour administrative d’appel de Lyon du 25 octobre 2018 (1) précise qu’ une consommation d’électricité trop faible, une taxe d’habitation acquittée uniquement pour les deux dernières années avant la vente, des factures d’eau produites seulement sur estimation et sans qu’aucun compteur n’ait été relevé n’ont pas permis à l’administration d’établir que le logement constituait la résidence principale du contribuable et ce, malgré des témoignages du voisinage selon lesquelles le contribuable occupait l’appartement.

Un deuxième arrêt de la Cour administrative de Marseille du 6 décembre 2018 (2), remet en question la notion de résidence principale pour un contribuable qui en plus de n’avoir pu fournir les factures d’électricité et d’eau nécessaires et de n’avoir pas payé sa taxe d’habitation, a déclaré une date d’entrée dans les lieux seulement une année avant la vente sans qu’aucun établissement bancaire ne soit avisé de sa nouvelle résidence.

Enfin un troisième arrêt de la Cour administrative d’appel de Lyon du 18 décembre 2018 (3) avait débouté un contribuable pour l’exonération des plus-values suite à la vente de sa propriété au motif qu’elle était restée vide de meubles malgré un contrat multirisque habitation conclu 2 mois avant la signature de l’acte de vente.

(1) Cour administrative d’appel de Lyon, 5ème chambre, 25 octobre 2018, n° 18LY01393
(2) Cour administrative de Marseille, 3ème chambre, 6 décembre 2018, n° 17MA00121
(3) Cour administrative de Lyon, 2ème chambre, 18 décembre 2018, n° 17LY01861

 

Marie de Monts

Ingénierie Patrimoniale

  

Achevé de rédiger le 18 avril 2019

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