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Les marchés résistent bien.

Certes la hausse des indices depuis le début de l’année n’est pas très élevée. Mais les évènements se succèdent. Beaucoup ne sont pas favorables à la bonne tenue des marchés, et pourtant, la plupart des indices sont positifs.

Les Etats-Unis ont pris de nombreuses décisions qui auraient pu heurter :

D’abord le Président Trump a annoncé qu’il se retirait de l’accord conclu à Vienne en juillet 2015 sur le programme nucléaire iranien. Cette décision peut jeter de l’huile sur le feu dans une région du monde qui n’en avait pas besoin. Elle a immédiatement renchéri les prix du baril de pétrole, ce qui à moyen terme est plutôt récessioniste, et elle enlève des marchés non négligeables à certaines de nos entreprises comme Total ou PSA.

La menace de mettre en place des droits de douane sur l’acier et l’aluminium a ensuite été activée par la décision du Président Américain. Le commerce international est ainsi ciblé. Cela ne concerne pas encore une part importante des échanges entre l’Europe et les USA, mais c’est très symbolique et nul doute que les réactions ne se feront pas attendre. Le commerce extérieur, symbole de la mondialisation, a été un des grands facteurs de croissance mondiale pendant 60 ans jusqu’en 2007. Depuis, il continue de croître mais à un rythme ralenti, qui n’est plus supérieur à la croissance du PIB mondial. Casser cette locomotive peut être dangereux pour la croissance future.

La hausse des prix du pétrole susmentionnée est positive pour ce secteur, et pour les pays producteurs, mais elle a des conséquences fâcheuses sur le PIB des pays consommateurs. Si l’on regarde la balance, les économistes considèrent que c’est plutôt négatif. Le passage d’un prix de 50 $ le baril à environ 75 $ n’est donc pas une bonne nouvelle pour le pouvoir d’achat et la consommation.

Enfin les évènements politiques récents ont à nouveau provoqué des réactions néfastes à la bonne tenue des marchés. L’élection italienne a finalement permis l’accession au pouvoir de partis politiques europhobes. Leur programme annoncé officiellement devant le sénat italien le 5 juin prévoir bien une hausse des dépenses et une baisse des impôts. Ce pays avait fait des efforts, avec un excédent primaire de son budget, et le début d’une amélioration était en vue. La dette supérieure à 130% pourrait donc augmenter et provoquer des désaccords avec les autres pays de la zone euro. Notre continent a déjà beaucoup de mal à créer une dynamique favorable. Cela risque donc de continuer. Les taux italiens, mais aussi ceux de l’Espagne et du Portugal ont logiquement remonté, et, cette fois-ci, la BCE présidée par un italien, ne pourra pas faire grand-chose si ce gouvernement ne veut pas entendre raison.

Et pourtant, les marchés résistent !

Entraînés par les secteurs du pétrole, du luxe (dont les premiers clients sont les chinois) et de la technologie, les indices se sont maintenus en dépit de la faiblesse des secteurs financiers, des services publics des télécoms. Dans un environnement instable, sur le change, en matière obligataire et sur les actions, la qualité est recherchée. Le dollar a repris un peu de force par rapport à l’euro, ce qui donne un peu d’air supplémentaire aux sociétés exportatrices. Les obligations des états souverains comme l’Allemagne sont recherchées. Et sur les actions, la visibilité et la progression des résultats sont primordiales. Cela n’est pas pour nous déplaire. Nous avons notamment pu en profiter sur des sociétés comme Dassault Systèmes, Hermès ou L’Oréal.

 

Jean-Philippe Mollet

Directeur

Achevé de rédiger le 6 juin 2018

Document d’information sans valeur contractuelle

 

 

 

 

 

A l’égard de notre clientèle, les deux principes essentiels de confidentialité des informations qui nous sont confiées et de sécurité des systèmes d’information sont évidemment déjà au cœur de nos métiers.

Le règlement européen sur la protection des données (RGPD), qui entre en vigueur ce jour 25 mai 2018, conduit à formaliser davantage tout ce qui permet d’assurer le respect de ces principes dans le recueil et le traitement des données personnelles, notamment par des procédures renforcées et un dispositif de contrôle.

Le Groupe Oudart a désigné, conformément à ce règlement, un délégué à la protection des données. Pour toute information, ou si vous souhaitez exercer les droits qui sont reconnus aux clients de nos établissements, vous êtes invités à lui envoyer un message électronique à l’adresse : dpo@oudart.com

Nous vous remercions de votre confiance et restons à votre disposition.

 

Nous notions dans notre dernier commentaire à la mi-avril que le marché avait en grande partie rattrapé les baisses de février et mars. Le rebond a continué durant tout le mois avec par exemple une hausse du CAC 40 de plus de 7% sur l’ensemble du mois lui permettant de redevenir clairement positif depuis le début 2018.

Tous les marchés ont profité de cette reprise mais nous pouvons savourer notre plaisir : pour une fois, ce sont les marchés européens qui ont entraîné les autres, notamment les marchés français et italiens. L’indice paneuropéen Stoxx 50 progresse de 4.7% et le MSCI Monde de 3%, mais tous deux restent négatifs depuis le début de l’année.

Les inquiétudes évoquées précédemment n’ont pourtant pas disparu. Les taux d’intérêt ont continué de progresser et les menaces protectionnistes existent toujours.

Mais elles se sont peut-être atténuées. Les paroles menaçantes font place à une reprise de la diplomatie. Des délégations se promènent sur la planète pour essayer de négocier de nouveaux « deals », Les chinois d’ailleurs font tout pour tenter de réduire les tensions, promettant d’ouvrir un peu plus leur marché domestique.

Les banques centrales montrent une attitude un peu plus opportuniste. La Fed par exemple a récemment indiqué que le plafond de 2% d’inflation n’était peut-être pas un plafond et qu’il pouvait éventuellement être dépassé après tant d’années de très faible hausse des prix.

Et les résultats des entreprises au premier trimestre n’ont pas déçu. Nous nous sommes notamment réjouis des excellentes progressions dans la technologie avec Dassault Systèmes ou Cap Gemini. Le luxe a été très performant. Les trois grandes sociétés françaises Kering, LVMH et Hermès en ont bien profité. Et dans la cosmétique, L’Oréal n’a pas démérité. Mais c’est aussi la forte hausse des prix du pétrole qui a permis aux valeurs pétrolières de progresser fortement.

Le fait majeur a sans doute été la remontée du dollar qui avantage toutes nos valeurs exportatrices. De façon paradoxale, cette baisse peut en partie s’expliquer par le trou d’air conjoncturel en Europe avec des chiffres de croissance qui baissent un peu par rapport à une fin d’année 2017 très forte. L’Euro a ainsi retrouvé une meilleure compétitivité lui permettant sans doute de prolonger la durée de la reprise.

De façon plus négative, les difficultés politiques de l’Europe qui peine à s’unir pour une meilleure gouvernance de l’Union, peut avoir aussi eu des conséquences sur la devise. Dans le sens inverse, la crédibilité internationale de Mr Trump peut s’être renforcée avec sa future rencontre avec le leader de la Corée du Nord ou même le bras de fer protectionniste qui semble amener les différents partenaires à une négociation qu’ils redoutaient auparavant.

Beaucoup de prévisionnistes prévoyaient une première moitié de l’année avec une évolution des bourses en forme de tôle ondulée. C’est ce qui se passe et nous incite à une certaine prudence à court terme après cette remontée

 

Jean-Philippe Mollet

Directeur

Achevé de rédiger le 11 mai 2018

Document d’information sans valeur contractuelle

L’indice CAC 40, qui tient compte des dividendes perçus, est proche de zéro en performance depuis le début de cette année. Il a donc à peu près rattrapé les pertes enregistrées en février et en mars, après la hausse de janvier.

Certaines inquiétudes, souvent contradictoires, persistent : la trajectoire de resserrement monétaire de la Fed est-elle excessive, et risque-t-elle de casser le cycle de croissance américain ? La politique de baisse de la fiscalité du Président Trump ne va-t-elle pas au contraire engendrer une surchauffe obligeant à remonter les taux de façon plus importante encore ? Et avec un déficit budgétaire en augmentation qui se conjugue avec un déficit commercial plus important (twin deficits), comment pourrait-on gérer une nouvelle crise si elle survenait ? L’annonce de mesures protectionnistes par le même Président twitteur ne va-t-elle pas réduire la croissance du commerce international dont nous avons profité en 2017 ? Enfin la défiance qui s’accroit à l’égard des grandes valeurs technologiques américaines n’est-elle pas le signe que leurs équivalents chinois vont gagner une guerre de leadership dans ce domaine ?

Il n’est pas anormal que le marché soit secoué après la hausse de nombreux marchés en 2017 et en particulier le Nasdaq américain avait connu une performance extraordinaire depuis plusieurs années et notamment depuis l’élection de Monsieur Trump. Nous ne sommes donc en aucune façon surpris par ce début d’année un peu cahotant.

Si on regarde l’autre côté du miroir, il faut remarquer que la croissance mondiale reste forte, même si elle faiblit un peu en Europe depuis quelques semaines, sans doute à cause de la remontée de l’euro. L’inflation reste maîtrisée partout, même aux USA, alors que le chômage continue de faiblir. Les bénéfices des sociétés américaines devraient connaître leur trimestre de plus forte croissance depuis plus de sept ans. Les entreprises européennes que nous rencontrons ne sont pas euphoriques, mais elles ne font pas état de soucis importants sur la conjoncture. Et elles s’apprêtent à publier des chiffres d’affaires très positifs au premier trimestre, comme cela a été le cas de LVMH le 10 avril.

Les deux phases de correction que nous avons connues sont des alertes et montrent que l’atmosphère a changé par rapport à l’année dernière. La hausse récente des prix du pétrole est un marqueur de la montée des inquiétudes politiques. Les frictions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine sont également une menace très concrète dont tout le monde, et notamment nous européens, pouvons subir les effets. Nous ne pensons pas que le monde devienne subitement totalement protectionniste, mais la persistance de cette menace est un risque pouvant pousser les acteurs économiques à un certain attentisme.

Nous avons donc en conséquence décidé de réduire modérément notre exposition aux actions en augmentant le pourcentage de liquidités.

 

Jean-Philippe Mollet

Directeur

Achevé de rédiger le 12 avril 2018

Document d’information sans valeur contractuelle